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Franceinfo a interrogé le sociologue Jérémie Gauthier, spécialiste de la police en France et en Allemagne, coauteur de l’ouvrage "Police question sensible".Affrontements à Nantes lors de manifestations à la mémoire de Steve Maia Caniço, interpellation controversée d'un homme en Seine-Saint-Denis... Pas une semaine ne passe désormais sans qu'un cas de soupçon de violence policière ne soit signalé ou fasse le tour des réseaux sociaux. Depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", la relation entre les forces de l’ordre et une partie de la population semble s'être dégradée. Pour tenter de comprendre ce phénomène, franceinfo a interrogé le sociologue Jérémie Gauthier, maître de conférences à l’université de Strasbourg. Pour ce spécialiste de l'institution policière, coauteur de l’ouvrage Police questions sensibles Puf, 2018, les autorités sont dans le "déni", et ce "silence politique entretient le ressentiment et l’hostilité envers les forces de police". Jérémie Gauthier a signé, en mars, une tribune avec plus de 400 universitaires qui se déclaraient "complices des 'gilets jaunes' face aux dérives autoritaires du pouvoir". Franceinfo Sur le terrain, la relation entre les forces de l’ordre et les manifestants s’est-elle vraiment tendue ? Jérémie Gauthier Oui, bien sûr. La séquence de manifestations des "gilets jaunes" depuis novembre 2018 se caractérise par une escalade de la violence. Un élément est particulièrement révélateur au début du mouvement, les violences policières ne faisaient absolument pas partie des revendications des manifestants mais au cours des semaines, déjà avant Noël, de plus en plus de pancartes, et de plus en plus de gilets, portaient des inscriptions qui renvoyaient à la dénonciation des violences policières et à une réponse policière considérée comme particulièrement répressive. Sur les derniers mois, le nombre de blessés, plusieurs centaines, et les types de blessures, des dizaines de cas de mutilation, sont sans précédent depuis Mai-68. Il y a également deux morts survenues dans un contexte de maintien l’ordre une femme de 80 ans est morte à Marseille [le 1er décembre] et, plus récemment, un homme, Steve Maia Caniço, est décédé à Nantes. A quoi doit-on cette "escalade de la violence" ? Le matériel utilisé par les manifestants contre les policiers ne présente pas de grande nouveauté. Les armes qui ont pu être saisies par les forces de police depuis novembre sont principalement du mobilier urbain, des billes d’acier, parfois des boules de pétanque, des bâtons, des cocktails molotov... Ces objets font partie de l’équipement de certains manifestants depuis longtemps, qu'il s'agisse des grèves ouvrières de l’après-Seconde Guerre mondiale, de Mai-68, des manifestations autonomes des années 1970, ou encore des manifestations des marins-pêcheurs dans les années 1990. De ce côté-là, il n’y a pas d’évolutions notables. L’équipement des forces de l’ordre, lui, a beaucoup évolué. Alors qu'en Mai-68, par exemple, les forces de l'ordre disposaient d’une protection très sommaire un long imperméable et un casque. Les policiers qui interviennent aujourd’hui sont autrement plus équipés, et leur corps est autrement plus protégé. Leur armement est également plus diversifié, comme en témoignent les lanceurs de balles de défense LBD, et les grenades de désencerclement. L’usage de grenades lacrymogènes est aussi beaucoup plus massif. Mais il n'est pas possible de tout mettre sur le compte de l'équipement... Il faut également regarder l’évolution des stratégies manifestantes et des tactiques des forces de l’ordre. Le recours à la rue des "gilets jaunes" est atypique, le fait que les manifestations ne soient pas organisées en amont, qu’elles ne soient pas déclarées en préfecture, qu’il n’y ait pas de négociations préalables avec les forces de l’ordre, qu’elles se déroulent dans des lieux inhabituels et qu’il n’y ait pas d’organisateurs déclarés dans ces mobilisations complexifie fortement le maintien de l'ordre. Du côté des forces de l'ordre, on constate une fragmentation du maintien de l’ordre qui se traduit par une diversité bien plus importante que par le passé des unités qui interviennent lors des manifestations. Il ne s’agit plus uniquement de CRS et de gendarmes mobiles, mais également de tout un ensemble d’unités mobiles qui interviennent habituellement pour des missions dites "d'anticriminalité", comme les brigades anticriminalité BAC. En quoi la mobilisation d’unités comme la BAC pose-t-elle problème ? Intervenir auprès de foules manifestantes, comme le font les CRS, et sillonner les villes à la recherche de flagrants délits, ce qui constitue la mission première des BAC, sont des tâches policières très différentes. En France, les unités de maintien de l’ordre forment une corporation avec un syndicalisme très fort, une formation, des techniques et un équipement spécifiques. Les unités de maintien de l’ordre traditionnelles ont une formation qui intègre également la protection du droit de manifester. Elles ont un entraînement et des stratégies qui les incitent à privilégier des positions statiques, à épuiser les manifestants, à encaisser les jets de pierre et d’autres projectiles. Elles interviennent, bien sûr, mais en dernier recours. Et la nature de leurs interventions est très différente de celles des BAC. Les BAC, elles, sont spécialisées dans l’interpellation. Dans les manifestations, elles sont utilisées comme des unités offensives. On leur demande de repérer les fauteurs de trouble, de les interpeller, donc d’aller au contact, et de les pourchasser. Ce sont des unités qui ont fait "leurs armes" en banlieue. Les autorités ont commencé à les utiliser dans le maintien de l’ordre lors des émeutes urbaines de 2005 et 2007. La culture professionnelle des policiers des BAC repose sur l’anticriminalité, ils sont formés à intervenir contre ce qu’ils perçoivent comme des délinquants. Vous avez mentionné les événements de 2005 et 2007 le regard sur les violences policières semble avoir changé en France depuis une quinzaine d’années. Auparavant, lorsque des jeunes gens de quartiers défavorisés parlaient de violences policières, cela n’intéressait pas vraiment. Aujourd’hui, c’est devenu un thème important. Comment l’expliquez-vous ? La question des violences policières, qui travaille la société française depuis très longtemps, accompagne chaque nouveau "cycle de violences". Il faut garder en tête que le degré de conflictualité dans la société varie en fonction des périodes et des contextes politiques, l’intensité d’un cycle de violence est déterminé par les interactions entre le pouvoir politique, la police et les protestataires. Rappelons par exemple la grande grève des mineurs de 1948. Le ministre de l’Intérieur de l’époque avait autorisé l’armée et les CRS à tirer à balles réelles contre les grévistes qui, eux-mêmes, étaient équipés d’armes à feu. Les manifestations pendant la période de la guerre d’Algérie [1954-1962] ont également été très durement réprimées. A partir de la fin des années 1970, la dégradation des relations entre la police et les habitants des quartiers populaires de banlieue traduit l'ouverture d'un nouveau cycle de violences. Depuis le début des années 1980, il existe des collectifs mobilisés contre les violences policières, souvent des proches des victimes. Le comité Vérité et justice pour Adama [Traoré], par exemple, s'est construit dans l’héritage d’une tradition de luttes et de revendications. Mais pendant longtemps, la médiatisation de ces violences n’a pas trouvé de relais en dehors des quartiers populaires. Une partie de l’extrême gauche s’y est intéressée, mais pas les pouvoirs politiques et les grands médias. Aujourd'hui, ce que j'appelle la communauté d’expériences des violences policières, c’est-à-dire les gens qui ont été victimes ou ont fait face à des abus policiers, s’est considérablement élargie. Jérémie Gauthier, sociologueà franceinfo Les groupes sociaux confrontés à la répression policière comprennent désormais non seulement des jeunes hommes des quartiers de banlieues, mais également des ouvriers, des syndicalistes, des militants de tous bords, des supporters de football, des lycéens, des étudiants ainsi que des journalistes. Des événements comme la mort de Rémi Fraisse [en octobre 2014], ou encore les manifestations contre la loi Travail [2016] ont accéléré les choses. Les "gilets jaunes" viennent encore élargir cette communauté d’expériences des violences policières. Pour la plupart d’entre eux, ils n’avaient pas d’expérience militante ou manifestante. Une majorité vient de la France périurbaine et pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils étaient confrontés à la répression policière. Mais pourquoi les violences policières intéressent-elles maintenant les médias ? Depuis novembre, un certain nombre de journalistes ont été confrontés à la répression policière. De plus, le fait que le journaliste David Dufresne se soit emparé de la question a probablement contribué à sensibiliser l'univers médiatique. Peut-être que la voix d’un journaliste trouve-t-elle plus d’écho auprès de ses collègues que celle des personnes concernées. Les militants sont également plus organisés qu’auparavant. Le comité Vérité et justice pour Adama, par exemple, sait exploiter les potentialités offertes par les réseaux sociaux. Son engagement, très soutenu, contribue à rendre visible cette problématique. Face à ces évolutions, le déni de la part des responsables politiques sur ces thématiques est d’autant plus flagrant. Lors d’un échange pendant le grand débat national, Emmanuel Macron avait déclaré qu’on ne pouvait pas parler de "violences policières", et avait ajouté "Ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit." Il y a une difficulté de la part de l’Etat de reconnaître que sa police peut être faillible ou déviante dans certaines situations. Jérémie Gauthier, sociologueà franceinfo Il n’y a quasiment pas eu, du côté des responsables politiques, encore moins du côté des responsables policiers, de reconnaissance de l’existence de ces violences. Or on ne peut que supposer que ce silence politique entretient le ressentiment et l’hostilité envers les forces de police. Dans son rapport sur l’année 2018, l’Inspection générale de la police nationale IGPN rapporte que sur les 957 dossiers dont les suites ont été portées à sa connaissance, 90,5% n'ont mis en lumière aucun manquement des policiers. Ce résultat n’est-il pas également une source de tension ? Cela participe à la construction du déni. Parallèlement à la parole politique qui nie la réalité des faits de violences policières, il y a également une instance de contrôle, l’IGPN, qui est incapable, ou très peu capable, de travailler sur les cas de violences. L’IGPN est dans une posture compliquée car elle dépend du ministère de l’Intérieur, donc ce n’est pas du tout une instance de contrôle indépendante telle qu'on en trouve dans d’autres pays comme en Angleterre où des instances de contrôle indépendantes mêlent des policiers, des citoyens, des juristes et enquêtent sur des faits de violence. Là, ce sont des policiers qui enquêtent sur des policiers. Le travail de l’IGPN est très efficace pour sanctionner les infractions administratives des policiers, lorsqu’ils volent du matériel et qu’ils portent atteinte à l’institution. En revanche, il l’est beaucoup moins dès lors que l’IGPN est sollicitée pour des affaires où des policiers sont mis en cause par des citoyens. Les smartphones et les réseaux sociaux ont aussi changé le paysage puisque des manifestants et des témoins peuvent maintenant facilement filmer les interventions, apportant des images pour contredire ou nuancer les versions officielles. Cela ne crispe-t-il pas les forces de l'ordre ? Il faudrait leur demander ! La particularité du contexte contemporain, c’est effectivement la présence des smartphones, des réseaux sociaux, d’appareils photo et de caméras au cœur des manifestations, qui permettent de produire des images et de les diffuser très rapidement. Mais le droit autorise les personnes à filmer les interventions policières. Les forces de l'ordre, qui sont elles-mêmes équipées de caméras, sont donc contraintes de se soumettre au regard des smartphones et à voir leur travail diffusé sur les réseaux sociaux. Malgré tout, dans les sondages, les personnes interrogées ont majoritairement une bonne image de la police. Comment expliquez-vous ce résultat ? Depuis les années 1980, les sondages montrent que la confiance dans la police en France est élevée, elle se situe généralement entre 70% et 80%. La police fait partie des institutions qui inspirent le plus de confiance avec les pompiers et les gendarmes. La justice, quant à elle, arrive en dernière position dans les enquêtes. Ce résultat doit cependant être nuancé. En effet, "la confiance" dans la police, traduit surtout une opinion générale sur l’existence et la légitimité de la police. Ensuite, si l’on regarde les résultats plus précisément, on s'aperçoit que la confiance s’érode très fortement chez les sondés les plus jeunes, ceux qui sont issus des minorités et ceux qui ont déjà eu affaire à la police. De plus, des sondages récents montrent également que le travail de la police en France est souvent perçu comme inéquitable. De quelle manière pouvons-nous sortir du cycle de violences dans lequel nous nous trouvons ? La situation est très délétère en ce moment parce que le pouvoir politique semble faire reposer sur les épaules de la police la résolution du conflit actuel. Du côté de la police et du maintien de l’ordre, il existe un ensemble de stratégies dites de "désescalade" qui reposent notamment sur la communication avec les manifestants en amont et lors des manifestations. Le terme renvoie également à la réforme des armes qui sont utilisées, notamment le lanceur de balles de défense et les grenades de désencerclement, dont la dangerosité ne peut être niée. L’exemple de la police allemande indique qu’il s’agit là de pistes pertinentes. Rappelons que le Défenseur des droits souhaite l'interdiction des LBD et que, la commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe a demandé à la France de "suspendre" son usage. Enfin, la reconnaissance par les autorités politiques de l’existence de cas de violences policières pourrait aussi permettre d’apaiser la situation. Je vous ai présenté dans mon précédent article La doctrine du maintien de l'ordre entre répression et mépris de classe », un historique du maintien de l'ordre en France, l'image de la police nationale en Europe et au niveau international, mais aussi ce qu'est une manifestation sociale et son rôle. Je vous ai surtout présenté ce qu'était un service d'ordre interne en prenant pour exemple celui de la CGT. Je souhaite ici vous présenter ce qu'est la doctrine du maintien de l'ordre en Europe, c'est-à-dire celle appliquée avec succès dans la majorité des pays européens et servant, aujourd'hui, de modèle. Le GODIAC. Jusqu'en 2010, dans les pays européens dont la France, le maintien de l'ordre prévoyait les techniques de contrôles des foules par divers moyens comme un tri des manifestants entre les bons » et mauvais », le nassage des manifestants, et enfin une criminalisation des manifestants enquêtes, arrestation, garde à vue, etc, suivant les modalités que l'on connaît que trop bien encore aujourd'hui en France. Ces différentes techniques, accélérées par les mouvements Hooligan d'une part et altermondialistes d'autres part, ont rempli des pages et des pages de blessés, certains graves, et de dénonciations dans la plupart des pays européens. La prise de conscience des citoyens de ces différents pays dans un premier temps, et des politiques dans un second temps, a contraint plusieurs pays à se rassembler afin d'échanger sur leur doctrine de maintien de l'ordre. Depuis 2010, sauf en France, faisant le constat d'échec de ce modèle du maintien de l'ordre, un changement s'est opéré basé sur la psychologie des foules soit sur les observations de psychologues sociaux et sociologues, dont on trouve Stephen Reicher en premier rang. Le principe est assez simple les individus adoptent des signes distinctifs associés à leur groupe lorsqu'ils se trouvent face à un autre groupe. Ils affichent ainsi leur appartenance à leur groupe. La manifestation est composée d'un groupe d'individus qui, ne se connaissent pas, mais qui évoluent vers une même entente symbolique ou réelle. La manifestation doit sa visibilité grâce à son nombre, son message qu'il soit de soutien ou de protestation, etc. Lors d'une manifestation où l'objet est moins bien identifié ou apparaît des slogans divergents, les manifestants sont plus concentrés à créer une cohésion au sein même de la manifestation et de rendre invisibles celles et ceux qui divergent. Les observateurs indiquent d'ailleurs, qu'une manifestation où apparaît des contradictions trop évidentes au sein du cortège se dissout d'elle même, avec des manifestants s'opposant entre eux et/ou se désintéressant de la manifestation. Selon cette théorie, l'usage de la force par la police de manière indifférenciée lors d'une manifestation provoque l'effet inverse. Les manifestants créent une solidarité contre la police qui devient l'identité commune », au delà des slogans pouvant créer un clivage au sein du cortège, entre ceux qui manifestent paisiblement et ceux qui ont l'intention d'en découdre. Les manifestations des Gilets Jaunes se sont suivies chaque samedi durant plusieurs semaines/mois, non pas du fait d'un message politique commun et, par là, d'une entente commune autour de principaux projets, - il faudrait être plutôt naïf pour le croire - mais parce que l'identité du groupe se trouvait confortée, sinon renforcée, face aux violences policières et aux dénis des politiques à ce sujet. Autrement dit, les manifestations des Gilets Jaunes n'ont duré que grâce aux violences policières, transcendant là leurs éventuels clivages politiques. C'est pour cette raison – entre autre chose – alors que la plupart des pays démocratiques maîtrisent cette théorie que la France et son gouvernement ont été décriés par toutes les institutions internationales et européennes. Le projet GODIAC entre août 2010 et juillet 2013 avait pour objectif de construire une nouvelle doctrine du maintien de l'ordre autour de fondamentaux. Le projet a pour origine la Suède et sa Special Police Tactics SPT. On en retrouve les linéaments dans l’approche Deeskalation promue en Allemagne, dans le système des officiers de dialogue en Suède, l’event police au Danemark, les peace units en Hollande, les liaison officers en Angleterre et la doctrine des trois D dialoguer, désamorcer, défendre en Suisse romande. » Cette nouvelle doctrine issue d'une réflexion globale de plusieurs pays est décrite dans le manuel Council Resolution of 3 June 2010 Concerning an Updated Handbook with Recommendations for International Police Cooperation and Measures to Prevent and Control Violence and Disturbances in Connection with Football Matches with an International Dimension, in Which at Least One Member State is Involved » 2010/C 165/01 rédigé en 2010 La doctrine du maintien de l'ordre en Europe – modèle KFCD. Rappelons que cette doctrine n'a pas traversé les frontières françaises. Je n'ai trouvé qu'un article dans un grand média soulignant son intérêt. Autant dire que ce modèle n'est absolument pas à l'ordre du jour. Le modèle KFCD », reposant sur plusieurs concepts Knowlegde », Facilitation », Communication », Differentiation » Knowledge C'est certainement le point le plus troublant et le plus totalement inconnu dans le maintien de l'ordre en France qui ne voit que des moyens coercitifs et répressifs. Il s'agit de connaître les manifestants ainsi que sur les potentiels fauteurs de trouble non pas pour un emprisonnement préventif » ou des assignations à résidence, comme on le voit en France, mais pour comprendre pourquoi la violence d’une minorité débouche ou pas sur une violence collective mais aussi de prendre conscience du besoin pour la police. Si j'ai insisté sur les services d'ordre » des années 1980-90, c'est pour ce point particulier les services d'ordre connaissaient les manifestants. Ils connaissaient l'objet de la manifestation, l'origine sociale des manifestants, leurs sens des valeurs et du juste », … Bref, ce qui constitue l'identité du groupe. Ainsi, cette étape préparatoire oblige à bien connaître les groupes de protestataires, leurs buts, stratégies et dynamiques de contestation. recueillir des informations fiables, afin d'éviter de baser ses stratégies sur des stéréotypes ou pire encore des rumeurs. Ces informations permet d'éviter d'arriver en sur-nombre, d'éviter le suréquipement, ou encore une réponse disproportionnée. Enfin, il est nécessaire de bien transmettre les informations recueillies aux agents qui seront amenés à intervenir sur le terrain. L'Allemagne n'hésite pas à éditer des petits fascicules à destination des agents, par exemple, cela dès 2010 !. Nous avons, du mal, d'imaginer une telle police en France capable d'analyses, de recueillir des informations de fond, et de lire un fascicule pour leur expliquer le pourquoi et le comment d'une manifestation. Je donnais, comme exemple, deux 1er mai, organisé par les syndicats. Lors du 1er mai 2018 affaire Benalla, à Paris, il y avait selon les chiffres de la préfecture 1500 policiers pour 20 000 manifestants selon la préfecture de Police et 55000 selon la CGT. Lors du 1er mai 2019 invention de l'invasion de l'hôpital Pitié-La Salpetrière par Christophe Castaner, alors ministre de l'Intérieur, le préfet Lallement a envoyé 7400 policiers pour 16 000 manifestants selon son propre comptage selon un comptage indépendant, il y avait 40000 manifestants et selon la CGT 80 000 manifestants Ainsi, selon le comptage des pouvoirs publics, le 1er mai 2019, il y avait un policier envoyé pour deux manifestants. De quoi pister les manifestants à l'ombre de l'élastique de leur culotte. Selon toujours les chiffres de la préfecture, le 1er mai 2018, malgré un faible effectif policier, ces derniers ont procédé à 200 arrestations. Le 1er mai 2019, les 7400 policiers ont arrêté 283 personnes. Bien sûr, selon toujours la même préfecture, tous étaient des casseurs black-blocs ». Or, trois jours plus tard, des 283 arrestations, seulement 103 garde à vue, et au mieux deux condamnations sur les 47 personnes réellement déférées. Pour le 1er mai 2018, avec 1500 policiers, 103 personnes ont été réellement placées en garde à vue avec la même réponse judiciaire, soit à peine trois condamnations qui soulignent, surtout, des arrestations arbitraires. Ces chiffres démontrent plusieurs choses une méconnaissance des manifestants, une surévaluation des besoins en matière de police qui n'apporte d'ailleurs rien de plus en matière de maintien de l'ordre, apportant d'ailleurs plus de désordre qu'autre chose, et surtout des arrestations arbitraires pour faire du chiffre, …. La meilleure illustration de cette méconnaissance des manifestants et des mouvements sociaux, aujourd'hui, est l'arrestation d'une femme de 50 ans, placée 70 heures en garde à vue, le 12 décembre 2020, accusée d'être la meneuse des black blocs, parce qu'elle se rend à chaque manifestation avec un parapluie arc-en-ciel ». Les policiers imaginent qu'en soulevant son parapluie, elle donne un signal au black-bloc, déclenchant ainsi des violences. C'est d'ailleurs tout dans leurs têtes car ils n'ont aucune preuve. Je vous dirais, à la limite que si le parapluie était noir – cela aurait au moins une certaine cohérence. Or, le phénomène black bloc ne répond pas à un meneur qui organiserait les opérations tel un général d'armée, planqué derrière un parapluie. Mouvement autonomiste, voir anarchiste, la notion de hiérarchie leur est inconnue – développant une nette préférence pour le libre-arbitre. De plus, le phénomène black-bloc qui tient plus d'une méthode de manifestation ne répond à aucune logique d'organisation, étant composé de petits groupes de copains », agissant sans coordination. Lire mon article ici - et, n'hésitez pas, a priori, je possède même un meilleur niveau d'information que notre si chère police ! Ainsi, l'accusation concernant l'implication de cette femme au mouvement black-bloc apparaît à la fois ridicule mais fortement inquiétante, puisque reposant sur un ensemble de rumeurs et de suppositions plutôt que sur des preuves et sur une connaissance sérieuse des mouvements sociaux d'aujourd'hui. Cette méconnaissance est, en partie, volontaire – cela n'intéresse ni les politiques, ni les forces de l'ordre de comprendre le cœur des manifestations. Il s'agit d'un mépris de classe », considérant, par défaut, toutes manifestations illégitimes et tous les manifestants comme des criminels en puissance. C'est aussi, d'un point de vue strictement policier, lié à leur parfait isolement dans le corps social. Une police intégrée dans la société ne prendrait pas, au sérieux, une telle histoire autour d'un parapluie arc-en-ciel. Facilitation Il faut à ce niveau mettre tout en œuvre pour que les manifestants pacifiques puissent exprimer leur opinion sans contrainte extérieure. Ainsi, la prise de renseignement sur les manifestants en première étape oblige à considérer toute manifestation comme légitime. La police n'est plus un maintien de l'ordre » évitant la casse et la violence d'une minorité, mais un facilitateur au service des citoyens. Cette facilitation doit avoir lieu avant, pendant et même après la manifestation. Elle y gagne la coopération des manifestants contre la minorité violente » ou ce qui apparaît être les casseurs infiltrés ». Lorsque l'on lit certains commentaires des syndicats de police Extrême-droite qui ne cesse de juger la qualité de l'ensemble des manifestants ou réfutent toute légitimité des manifestations, cette étape nécessite une refonte complète de la police et de son encadrement au même titre que de la définition de son rôle. De même, d'un point de vue politique, on comprend parfaitement qu'un gouvernement – que ce soit sous le mandat de Sarkozy, Hollande ou encore Macron pour ne citer que les trois derniers – refusent les oppositions politiques que reflètent les manifestations. Ainsi, les faciliter » va à l'encontre même de leurs intérêts. Quant aux opinions politiques des policiers, qui s'illustrent régulièrement, par un rejet général des manifestations et de leurs causes. Pire encore, s'il y a un élément marquant dans ces violences policières est que non seulement les policiers les revendiquent comme un droit » refusant d'en répondre devant la justice mais s'en moque comme le prouve ces images lors d'une manifestation toujours Alliance Police. Victoire importante pour les policiers. L’article 24 de la loi sécurité globale adopté malgré l’acharnement de nos détracteurs. alliancepolice salue notre ministre, combatif dans la défense des soir, une étape incontournable pour la protection de nos collègues.— ALLIANCE PN alliancepolice November 20, 2020 L'état de dégradation des forces de l'ordre est au point que l'on se demande si l'idée même d'être aujourd'hui au service des citoyens a encore un sens pour ces derniers, qui voit dans les journalistes, les élus et les citoyens des ennemis. Communication En qualité de facilitateur, les phases préparatoires permettent d'instaurer un dialogue entre les organisateurs et les forces de l'ordre qui cherchent, ainsi, un moyen d'assurer la manifestation. Autrement dit, les policiers, étant au service de la manifestation et de son bon déroulement, définissent des accords qui doivent être connus de toutes et de tous, aussi bien du côté des manifestants que des policiers en charge de la manifestation elle-même. Ces accords, qui peuvent être un circuit, un trajet, un secteur plus sensible, un comportement prohibé, … peuvent être rappelé par haut-parleurs, sur des écrans, permettant d'informer la foule. Cette communication peut être aussi assurée par les organisateurs, comme les pompiers, le service médical, … Il faut, en effet, que les manifestants connaissent les stratégies des forces de l'ordre mais aussi les comprennent – et ne voient pas plus? leur présence comme un danger pour leur sécurité. Aujourd'hui, l'information est faite sur les réseaux sociaux suivant des initiatives privées avec les limites que l'on imagine très bien et par des journalistes de la nouvelle génération. THREAD A. VICTIME D'UN COUP DE MATRAQUE A LA TÊTE1/10 A. est le signalement 880 de davduf, il a reçu un coup de matraque le 18 janvier 2020 lors d'une manifestation contre la réforme des retraites. Résultat fracture du crâne, 2 cm d'os arrachés, hémorragie cérébrale AB7 Média Ab7Media January 12, 2021 Le service médical est assuré par des militants, les street médics » qui subissent d'ailleurs des violences policières gazage, coups, ... et des arrestations arbitraires, leur matériel de soins confisqués des armes létales, certainement?. Au cœur des manifestations aujourd'hui, il n'existe pas d'institutions publiques qu'elle soit médicale, de secours ou encore permettant la diffusion d'informations. Des street medics ont été blessés et interpellés ce samedi 12/12/20 à Paris-Coup de matraque, Coup de pied, gazage suivre prochain tweet-Les médics possédant un casque de vélo, un masque ffp3 ou des lunettes de piscine, sont immédiatement placés en GAVMarchesDesLibertes Street Medic France Média CStreetmedic December 13, 2020 Après les manifestations, les pouvoirs publics ne donnent aucune information – tout du moins elles se résument à un nombre d'arrestation et à un nombre de policiers fournis. Le déni des violences policières conduit au déni du nombre de blessés et à la gravité des blessures. Ces informations sont, donc, toujours obtenues par une collecte effectuée par des initiatives privées de journalistes indépendants, de témoignage ou encore des collectifs de street médic. Pour vous donner un exemple assez parlant, lors de la manifestation du 12 décembre, que Médiapart analyse dans une vidéo libre d'accès ici que je vous conseille fortement de visionner, les pouvoirs publics évoquent aucun blessé du côté des manifestants. Pour 5000 manifestants chiffre de la préfecture furent mobilisés 3000 policiers. On appréciera le rapport de 3 policiers pour 5 manifestants. Sont comptés 67 blessés parmi les forces de l'ordre. L'observatoire national des street medic collectif dénombre, dans un rapport pour cette seule journée, 50 blessés, dont 19 blessures aux crânes, dont plusieurs ont contraint des évacuations aux urgences. Differentiation Ce sont les personnes qui posent problème qui doivent être arrêtés et non pas les manifestants pacifiques. Sur ce point, tout le monde peut se mettre d'accord. C'est pourtant sur ce point que la police en France a le plus de problème – et c'est peu dire. Le visionnage de plusieurs heures de vidéos ces dernières années m'ont convaincu que cette police est arrivée à un point de non retour tel que personne ne peut imaginer. Les forces de l'ordre ont atteint un niveau de violence frisant la barbarie. Si on ne peut pas contester qu'il s'agit aussi de dérives personnelles de la part de plusieurs membres des forces de l'ordre, celles-ci sont couvertes et, donc, institutionnalisées par le gouvernement et, en particulier, par les ministres de l'Intérieur, Christophe Castaner et Gérald Darmanin. On comprend mieux l'intention de Gérald Darmanin et des députés LREM, comme de l'extrême-droite et d'une partie de la droite dure, de vouloir pénaliser la diffusion des images mettant en cause des scènes de violence de ces policiers via un appareil législatif comme l'article 24 de la Loi Sécurité Globale ou un article de la Loi contre le Séparatisme. Pour terminer cette partie de cette longue étude, si vous vous souvenez des services d'ordre que je vous avais présenté, la méthode, présentée ci-dessus et mise en place dans la plupart des pays européens, n'est pas très différente. Sauf qu'au lieu de forces de l'ordre, en France, c'était les services d'ordre qui faisaient le boulot de connaissance, de communication et de facilitation à tous les moments des manifestations. Ils permettaient aussi "la différenciation". C'était ces services d'ordre privés et militants qui tenaient le rôle, pourtant essentiel, de "maintien de l'ordre". La disparition de ces services d'ordre privés lors des manifestations est, aujourd'hui, évidente mais comme, vous allez le voir, très récente. En 2016, lors des manifestations contre la Loi Travail », le Figaro indiquait Il revient aux syndicats d'assurer, avec les forces de police, la sécurité des participants aux manifestations qu'ils organisent. Ils disposent pour cela d'un service d'ordre, constitué de simples militants . » Ce même article évoque d'ailleurs les services de sécurité privés des partis politiques les militants ne font pas le job. Emmanuel Valls, alors Premier Ministre mandat François Hollande, Parti Socialiste, s'insurgeait demandant aux services d'ordre de mieux maintenir les troupes face aux casseurs ! Cette réaction du Figaro, parfaitement explicite, montre que les casseurs » sont l'affaire des services d'ordre privés et non pas des policiers en présence. Pour souligner toute l'ambiguïté de la situation, les syndicats de police encore eux se plaignaient aussi de l'incompétence de ces services de l'ordre, réclamant que ces manifestations soient interdites. Lors de l'organisation de la manifestation du 1er mai 2016, Emmanuel Valls et son ministre de l'Intérieur exigeaient des organisateurs syndicaux "de mettre en place un qu’un service d’ordre interne structuré, identifiable et suffisamment dimensionné soit mis en place » et d’interdire les parcours qui présentent des risques avérés ». En 2014, soit deux années auparavant, une manifestation pro-palestinienne a été accepté parce que le service d'ordre a été renforcé par les effectifs de plusieurs syndicats. Le 5 décembre 2019, les responsables du service d'ordre de la CGT, ayant survécu au 1er mai 2019 et à la fake-news de Christophe Castaner, expliquent, parfaitement, le renversement de la situation. Lors du 1er mai, les membres du service d'ordre ont été attaqués par les forces de l'ordre dès la tête de cortège . Et de préciser J’ai été choqué que le préfet Didier Lallement ait annoncé cette semaine que les services d’ordre des syndicats et les forces de l’ordre allaient travailler main dans la main pour la manifestation d’aujourd’hui. Au-delà du fait que ce soit faux, ces déclarations irresponsables mettent en danger les militants syndicaux qui pourraient être perçus comme des alliés ou des collaborateurs de la police. » La rupture était consommée. Ces responsables de service d'ordre exprime, en fait, la théorie de base - mais vraiment la base, hein ? - de la psychologie de la foule ils ne pouvaient se permettre d'être associés aux forces de l'ordre et être exclus du groupe que constitue les manifestants de manière général, au risque même de subir des violences de la part des manifestants. Le préfet de Police Didier Lallement montre son ignorance des principes même du "maintien de l'ordre". En voulant associer service de l'ordre et forces de l'ordre, il a certainement tenté une maladroite manipulation pour un apaisement des manifestants en jouant la carte "comme avant". Il a surtout creuser un peu plus le gouffre qui sépare les manifestants et les forces de l'ordre, interdisant ainsi toute entente et début de communication. Les crispations entre Emmanuel Valls et les services d'ordre des syndicats en 2016 lors des manifestations contre la loi Travail », qui semblent être d'un autre siècle, montrent bien que le pouvoir public avait parfaitement conscience de l'incompétence des forces de l'ordre dans leur mission de maintien de l'ordre. Les manifestations – cela sans rire – étaient conditionnées à la présence d'un service d'ordre ! Durant 30 ans – quand même ! - les forces de l'ordre ont été remplacées par des services d'ordre des syndicats. Dans ces conditions, les politiques se sont interdits toutes réflexions sur le maintien de l'ordre et sur le rôle effectif de la police. François Hollande et Emmanuel Valls se sont bien gardés d'en mener une. Plusieurs milliers de blessés plus tard, Gérald Darmanin propose à notre édification un "Schéma National du Maintien de l'Ordre". La suite dans un prochain article. Le document circule dans la mouvance black bloc et a déjà été retrouvé sur des téléphones portables lors d’interpellations à Paris. Il liste les endroits où les agents sont le moins protégés. Ce magistrat parisien a été surpris en découvrant, d’un côté, les faits reprochés à Akram, un homme de 31 ans poursuivi pour des violences commises sur des policiers le 28 novembre dernier à Paris et, de l’autre, un document retrouvé dans le téléphone portable du prévenu. Un petit guide — que nous nous sommes procuré — illustré avec la photo d’un policier casqué, en tenue de maintien de l’ordre, et intitulé En cas d’agression physique ».[…] Cela correspond bien à ce qu’on rencontre sur le terrain, confirme un policier spécialisé dans le maintien de l’ordre. Ils visent juste et courent vite. On sent que c’est bien étudié et, pour tout dire, on redoute tous un peu la confrontation. »Le Parisien